Parce que ce blog parle aussi de mon quotidien au Japon, je vais vous raconter deux petites mésaventures qui me sont arrivées à Naha cette semaine…
Perdre et retrouver son sac
Vous avez déjà entendu parler de cette histoire si vous être un lecteur de ma page Facebook.
Vendredi soir, je suis sorti manger un délicieux steak avec Harald, un allemand que j’ai rencontré à l’auberge de jeunesse dans laquelle je logeais. Comme il s’agit d’une auberge de jeunesse avec beaucoup de passage, même si le Japon est un pays sur, n’ayant pas de place pour mettre mon sac à dos dans ma valise j’ai décidé de le prendre avec moi, par sécurité. Il contient, comme tous les jours, mes deux appareils photo, ma caméra vidéo, un carnet de croquis et diverses choses utiles voire nécessaires.
En montant dans le monorail, je pose mon sac à dos dans les rangements au dessus des sièges. C’est une chose que je n’ose même pas faire avec un sac vide à la maison, mais une fois de plus, le Japon est un pays incroyablement sûr.
On papote, on rigole, puis arrive notre station et on descend… Il fait chaud et c’est un vrai bonheur de se balader léger. il a fallu attendre la fin du repas pour que je me rende compte que je n’avais pas mon sac. Un autocollant assez marrant m’invite à faire une photo pour agrémenter ma série « signes« . Je me dis que je n’ai pas mon appareil sur moi et me souviens aussi qu’il n’est pas non plus à côté de la table…
Forcément je panique! Harald est très détendu et me dit de ne pas me faire de soucis, qu’on va simplement passer voir aux objets trouvés.
Pour être franc, je n’ai pas eu tellement peur qu’il ait été volé, mais je me dis que si personne ne l’a remarqué, il pourrait se trouver dans n’importe quel coin de la ville et que ça peut mettre un certain temps avant que quelqu’un le trouve.
C’est sans compter le professionnalisme des sociétés de transports public nippons. En effet, quand un train arrive en fin de ligne, le conducteur ou le pilote fait la traversée du train en vérifiant les sièges et les rangements pour ce genre de cas justement.
A la station je m’adresse au guichet et annonce la perte de mon sac. L’employé passe un coup de fil au terminus et nous répond qu’un sac correspond peut-être au mien. La politesse lui interdit de dire que c’est exactement le mien.
10 minutes plus tard je repars avec mon paquetage et l’intégralité de son contenu sur les épaules.
Tout le monde a déjà entendu ce genre d’histoires à propos du Japon, je ne souhaitais pas vraiment en faire l’expérience mais force est de constater que j’ai retrouvé mes affaires.
C’est certes moins impressionnant que ceux à qui c’est arrivé à Tokyo aux heures de pointes sur la Yamanote Line (ligne circulaire ultra fréquentée, les trains tournent en boucle et il y en a un toutes les 3mn), mais au moins je peux désormais dire « moi aussi ça m’est arrivé ».
Penser à avoir du cash!
Le Japon est un pays les plus technologiques au monde, mais parfois c’est aussi le moyen-âge. Entre les prises électrique qui plongent dans le lavabo de la salle de bain et le wifi public inexistant, il y a une autre chose particulièrement agaçante: dans beaucoup d’endroits, il est impossible de payer autrement que par cash.
C’est aussi valable pour des endroits ou l’on effectue des achats importants ou simplement certaines choses qu’il est impossible de payer par carte (cartes prépayées pour un téléphone portable). D’habitude j’ai toujours suffisamment de cash sur moi ou dans ma valise. Manque de pot, j’ai atteint la limite de retrait mensuel de ma carte de débit puisque j’ai du retirer de l’argent pour payer l’école et comme un imbécile je l’ai fait sur juin et non pas sur mai. J’utilise une carte Maestro car il n’y a pas de taxe de retrait dans un DAB (distributeur automatique de billets) en tout cas au Japon. Je pourrais le faire avec ma Master Card mais les frais de retrait (taxe + pourcentage) me font considérer cette option en tant que cas d’urgence.
Je suis donc assez court sur le cash jusqu’à fin juin, mais ça n’est pas un souci puisque en venant à Naha j’avais pu payer mon billet par carte. Et en principe avec ce que j’ai, sachant que je vais passer 40h en bateau, j’ai ce qu’il me faut.
Ce que je n’ai pas calculé c’est que j’avais acheté mon billet via une agence de voyage et qu’aujourd’hui je l’achète directement au terminal des ferries…
Arrivé au comptoir, je me vois donc refuser ma carte de crédit. Mon billet coûte 18’800¥ (CHF 240 / € 166) et le seul concept de ne pas pouvoir effectuer un achat pareil par carte m’énerve.
La 2ème surprise c’est ce qu’il me reste de cash… Un peu plus de 17’000¥… Comme un souci d’un coup.
D’autant que les ferries reliant Naha à Kobe ne sont pas tous les jours et que j’ai rendez-vous lundi avec un copain à Kobe.
Je demande donc ou se trouve un distributeur automatique (je devrais pouvoir retirer encore quelques Yen avec ma Maestro et comme c’est un cas d’urgence je considère même de raquer avec la Master Card). Sous la chaleur étouffante d’Okinawa, je cours donc jusqu’au convini (convinience store, magasin ouvert 24h/24) le plus proche car ils disposent de DAB. Pas de bol, celui là n’accepte que les cartes japonaises… je flippe encore un peu plus et commence à me dire que je vais rater mon bateau et rester coincé à Okinawa encore 5 jours comme un con.
Je cours jusqu’au convini suivant (sachant qu’il fait une chaleur d’enfer, je vous raconte pas mon état), pas de bol, la chaine Lawson n’a pas de DAB… La fille moité compatissante moitié effrayée par mon apparence paniquée et dégoulinante, m’indique qu’une banque se trouve un peu plus loin.
Encore quelques centaines de mètres au pas de course et je tombe sur un bureau de poste, ils disposent généralement de DAB et je reconnais le logo sur la machine: j’ai déjà retiré dans un distributeur de cette banque! Un petit monsieur fait son retrait tranquillement sous mes yeux paniqués. Une fois qu’il a fini son retrait qui m’a semblé durer une éternité j’enfile ma carte dans la machine toujours pas certain que ça va marcher…
Comme je connais le système et surtout qu’il dispose d’un menu en anglais je peux retirer rapidement 30’000¥! Ouf!
Seul souci, j’ai beaucoup couru et du coup, je suis hyper loin du port. Je saute donc dans un taxi qui rigole beaucoup quand je lui raconte ma mésaventure. J’arrive au port avec mon argent et peut payer mon billet et donc mon voyage!
Je sue comme un porc, mon t-shirt est aussi trempé que si j’avais pris la pluie et mon visage dégouline, mais au moins je peux embarquer sans avoir à faire la manche!
Donc un conseil pensez à avoir du cash! C’était très con de ma part de ne pas vérifier combien j’avais et surtout de ne pas pomper ma Maestro jusqu’à la limite. Parce que ça a beau être débile de la part de la compagnie de ferry de ne pas prendre les cartes de crédit, au final c’est moi qui me serait retrouvé comme un idiot sur le quai…
Au final j’ai pu embarquer et même prendre une bonne douche sur le bateau! Mais ça aura été le plus gros stress de mon voyage!
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