Mardi matin j’ai traversé de très bonne heure l’île de Kyushu d’Est en Ouest pour arriver à Kumamoto. La météo m’avait un peu découragé pour aller me promener sur le mont Aso (Aso-san) devant lequel je suis passé en train.
J’ai déjà visité Kumamoto en avril, vous vous en souvenez peut-être. Mais nous avions juste eu le temps de voir le splendide château. J’ai donc fait le reste aujourd’hui, la majeure partie du temps sur une pluie un peu tristounette qui a fini par disparaitre.

Après avoir déposé ma lourde valise à l’auberge de jeunesse située à côté de la gare, je pars visiter le Suizenji-Koen, un grand jardin établi il y a presque 400 ans dans le but de symboliser la route de Tokaido. La route de Tokaido était un chemin reliant l’ancienne capitale Kyoto à la nouvelle Edo (actuelle Tokyo). Là aussi, si vous êtes un lecteur assidu, vous vous souvenez que j’y avais fait quelques pas en mars.

Le Fuji-san miniature laisse une étonnante impression de sérénité.

L’étang est comme souvent rempli de carpes japonaises et on se plait à se perdre dans le jeu des proportions de ce petit paysages.

Complètement hors sujet, mais c’est une journée ou je suis vraiment ravi de mon petit appareil photo car sous un parapluie, faire des photos avec un réflex révèle de l’acrobatie!

En tout cas voici une visite qui me ramène aux premiers jours de mon voyage, quand j’étais autour du Fuji-san.
Après mon repas, ayant déjà visité le château, je me dirige vers le musée d’art Shimada que je me réjouissais de visiter car il présente des travaux et des œuvres de Miyamoto Musashi lui même. Manque de bol, si le Lonely Planet m’indiquait la fermeture hebdomadaire pour mercredi, c’est bien le mardi (aujourd’hui) qu’il ferme…
Musashi était un maître de sabre incontesté. On se souvient de son duel contre Sasaki Kojiro sur l’île de Ganryu que j’avais visitée en mars. (c’est décidément un résumé de mon voyage cette journée
)
Il faut savoir que Musashi a fini sa vie à Kumamoto et c’est dans les montagnes environnantes qu’il s’est isolé dans un grotte pendant plusieurs mois pour rédiger le Gorin no Sho (traité des cinq roues). La grotte est un peu trop excentrée pour que je fasse la visite.

Alors que je feuillette un peu le Lonely Planet (je ne lui en veux pas, il me rend tellement de services) devant la porte fermée du musée, un jeune homme m’aborde et entame la discussion. Lui disant ou je souhaite me diriger, il me propose de me déposer en voiture avec ses amis. Charmant!
Ma deuxième visite de la journée sera donc l’Hosokawa Gyoubutei, une ancienne maison de samouraï œuvrant pour le compte du château de Kumamoto.

Ce fut une agréable surprise. A l’abri de la pluie dans une ambiance centenaire, je me promène dans cette bâtisse étendue.

On m’aurait proposé d’y passer la nuit, j’aurais accepté sans réfléchir. Son éloignement du centre et sa concurrence avec le château en font un endroit peu visité et paisible.

Je me suis assis sur l’un de corridors extérieur pendant un bon moment, juste à regarder la pluie tomber, méditer un peu et même gribouiller un peu dans mon carnet de croquis…

Après avoir longé les murs du château et être revenu dans le centre, je retombe dans le Japon moderne, pas moyen de se tromper…

Content d’être revenu à Kumamoto, même si j’aurais bien aimé voir les choses relatives à la vie de Musashi…
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