Après plus de trois semaines en leur compagnie, petit retour sur ces précieux compagnons de voyage…
Guide du Routard: Tokyo, Kyoto et environs
Le guide du routard est un peu un incontournable quand on voyage, surtout avec un petit budget. Mais ce Routard déroge un peu à ses habitudes puisque comme son nom l’indique, il ne va pas tellement plus loin que les grandes routes autour de Tokyo et Kyoto. On peut même dire que si on va à l’Ouest de Kyoto ou au Nord de Tokyo, on n’a quasiment plus rien.

Mais bon, on ne nous avait pas menti: c’est marqué sur la couverture!
Le contenu c’est du classique: à voir, ou dormir, ou manger sans oublier les chapitres culturels et « comment préparer son voyage ». Si pour l’hébergement et les repas on y trouve son compte car très bien fichu, pour les visites, je le trouve un peu décousu et incomplet. Les plans sont aussi moins précis que dans le Lonely Planet et il est parfois très difficile de se repérer en suivant leurs cartes.
Le ton est le ton du Routard: enjoué et familier, j’apprécie beaucoup, on a l’impression d’avoir une lettre d’une autre personne et pas un livre entre les mains.
Ce que je lui reproche, à part ce que j’ai dit plus tôt, c’est son côté franco-français… C’est probablement une réflexion typique suisse et encore plus genevoise, mais si un français à un jour éternué dans l’un des lieu touristiques, on a tout un paragraphe sur ça… A la longue c’est fatiguant, la culture japonaise a beaucoup appris d’autres, mais je pense que la Corée et la Chine on apporté un peu plus que la France, avec tout le respect que je vous dois…
Le site du Routard est ergonomique comme un magnétoscope des années 90, mais il est bourré d’infos d’autres routards. Dommage qu’il soit aussi pénible à naviguer…
Lonely Planet
De loin le meilleur et le plus complet sur le Japon. Il parle du moindre recoin du pays et le simple fait de le bouquiner donne envie d’aller visiter les endroits qu’il décrit. C’est d’ailleurs en feuilletant le Lonely Planet au petit déjeuner de mon départ de Tokyo que je me suis décidé, au dernier moment, de passer par Kamakura avant d’aller au Fuji.

Il traite des 5 régions principales du Japon dans le détail: Honshu, Hokkaido, Kyushu, Shikoku et Okinawa.
Le contenu est le même que le Routard, mais ce dernier est meilleur pour les restos et le LP, meilleur pour les hôtels et auberges. On y trouve toujours les tarifs, les accès et les « plus » sur place (clim, internet, etc.) Pour leur défense, je dois avouer que je ne regarde que rarement les restos dans les guides: je préfère marcher dans la rue jusqu’à un menu (et un prix) qui me corresponde, ce qui n’est pas le cas de hôtels.
Les aspect visite sont toujours très bien organisés. On nous donne le prix de la visite, les horaires, le site web et numéro de téléphone. Je l’utilise beaucoup pour trouver des lieux intéressants à visiter, surtout que les descriptions sont toujours bien faites et souvent plus objective que le Routard.
Les plans, brochures et autres guides locaux
En ce qui concerne les offices du tourisme, le Japon est un pays formidable. La plupart du temps on y parle anglais, on vous renseigne très précisément sur l’endroit ou vous êtes, on vous aide à trouver un hébergement (très souvent on passe même les téléphones pour vous) et surtout on n’est pas du tout avare en prospectus. En effet, des plans allant de l’excellent au moyen sont toujours à votre disposition et c’est rare de ne pas en avoir en anglais.

C’est un atout indéniable en plus de vos guides personnels. Je garde toujours les guides dans mon sac, mais les prospectus locaux sont dans mes poches!
Alors même si vous pensez tout savoir, passez juste dans l’office du tourisme local pour demander des infos ou des plans. La plupart du temps ces offices sont situées dans les gares.
Hyperdia
Sur le net, il y a des milliers de sites qui parlent du Japon, je vous laisserai trouver celui qui vous convient le plus, mais en voici un qui est essentiel quand on voyage en train.

Hyperdia.com vous permet de préparer très précisément tous vos trajets en train. On y entre sa ville de départ et d’arrivée, on y entre l’heure de départ ou d’arrivée et ce qui et très très fort c’est que l’on peut cocher ou décocher certains types de transports. N’ayant pas le JR Pass, je voyage en train local et ce site me permet de mettre de côté les trajets en Shinkansen et parfois certains express un peu cher. Pour ceux qui ont le JR Pass, vous pouvez décocher les super express Nozomi qui ne sont pas inclus, etc.
Le tableau de sortie vous indiquera précisément les horaires, les gares ou vous devez changer, le train que vous allez prendre, la durée totale du voyage et surtout le prix du billet!
C’est donc un site que je vous conseille de noter car il est très précieux! En plus il est intégralement en anglais.
Une bonne carte
Ca peut paraître un peu ringard à notre époque, mais pour organiser des déplacements, ça reste plus pratique une grande carte dépliante qu’une carte découpée en 20 pages A5 dans le guide.

En plus comme vous pouvez le voir, la couverture de la mienne est magnifique!
In the pocket
Voilà donc ce avec quoi j’ai voyagé. Je pense que c’est un mélange raisonnable (même si j’ai pas mal craché sur le Routard, je le sors souvent pour voir un truc ou comparer). Ça prend un peu de place mais je trouve bien d’avoir un peu de documentation sur l’endroit ou on se trouve, et encore plus précieux: pouvoir prospecter à l’avance sur les lieux ou on va ou ceux ou on aimerait aller.

Ne pas négliger les prospectus locaux, ils contiennent toutes les infos qu’il n’y avait pas la place de mettre dans les guides de voyage. Quand vous avez fini avec, pensez à les recycler et si on vous donne deux fois le même plan, rendez celui que vous avez en trop!
J’espère que cet article aura été utile à ceux d’entre vous qui planifient de venir au Japon… ou de me rendre visite!
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