4

juil

2010

Sur Shikoku avec Reto

By Loris. Posted in rencontres, voyage | No Comments »

Reto est un copain rencontré à Fukuoka. Il est aussi suisse et à étudié la japonais chez Genki JACS pour 20 semaines (10 pour moi). Ironie du sort, Reto vient de Thoune il parle donc allemand et le mien n’est pas très au point. Nous communiquons donc essentiellement en anglais en ajoutant un peu de français quand on ne veut pas se faire comprendre ou quand on ne trouve pas nos mots en anglais. Un peu étrange de parler en anglais alors qu’on a les deux étudié pendant des années la langue maternelle de l’autre à l’école. (le français de Reto est incomparablement meilleur que mon allemand entre nous)

Comme nous nous entendions bien et que nous avions les deux prévu d’aller visiter Shikoku, nous avos simplement décidé d’y aller ensemble. Il finissait l’école une semaine après moi et nous nous sommes donné rendez-vous à Kobe lundi dernier ce qui m’a laissé le temps de visiter Kyushu et Okinawa pendant que Reto visitait Hiroshima, Osaka et Kyoto.

Nous avons donc passé cette semaine ensemble sur Shikoku et on s’est bien éclaté. On était sur la même fréquence sur les choses à faire, les ruelles à traverser et, très important… l’heure des (nombreux) repas.

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Reto quittant le Japon avant moi, nous avons à nouveau repris des routes différentes ce matin: moi sur la côte San-In de Honshu en faisant escale à Hiroshima et Reto filant avec le Shinkansen et son Japan Rail Pass vers Nara et le grand Nord!

Amusant de se dire que les personnes avec qui j’aurais passé le plus de temps à l’école et même ensuite sont tous de Suisse. Sans oublier Yann qui visite aussi le Japon et que je vais peut être rejoindre si nos chemins se croisent!

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Okinawa est une province récente dans l’archipel japonais. En effet, jusqu’à la Restauration Meiji, le Royaume du Ryukyu était une nation indépendante. Ce qui fait de l’archipel d’Okinawa, une préfecture à l’ambiance et à l’histoire bien différente du reste du pays.

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Je commence ma journée par la rue principale Kokusai-dori qui rappelle bien l’ambiance des coins à touristes habituels des villes du sud de l’Europe.

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Heiwa-dori est une galerie couverte très sympathique dans laquelle je décide de me perdre un instant…

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Une fois cette mise en bouche de l’ambiance de Naha terminée, je me dirige vers le quartier de Shuri, ancienne capitale du Ryukyu avant la restauration Meiji.

Sur la colline se dresse une les murailles du Shuri-jo. L’île ayant été totalement rasée lors de la seconde guerre mondiale, peu de vestiges originaux ont survécu et le château a été reconstruit récemment! Il est d’ailleurs en rénovation actuellement.

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Pour se rendre au palais, on traverse tout un ensemble de portails.

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L’archipel d’Okinawa était un lieu de commerce très stratégique entre le Japon, la Chine, Taiwan et la Corée. De ce fait, on ressent dans l’architecture et les couleurs une forte influence chinoise.

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Le tour du palais débute par la charmante maison de thé qui était aussi l’endroit ou le roi réglait les affaires courantes et recevait les différentes délégations japonaises et chinoises. J’aurais pu y rester des heures, je m’y suis senti bien comme rarement!

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Puis ensuite l’impressionnante et beaucoup plus kitch salle du trône. Tout a été refait selon des méthodes d’origine.

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Après la visite du château, je rejoins mon ami Uti-san sur Kokusai-dori. Il me propose d’aller manger dans un restaurant qui joue de la musique typique du Ryukyu. Venant de la région de Tokyo, c’est aussi pour lui une première fois.

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C’était tout bonnement une soirée géniale! Surtout quand tout le monde a été invité à danser dans la salle et sur scène!

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Cerise sur le gâteau, Uti-san a insisté pour tout me payer. Il m’a dit que quand il viendrait en Suisse, ça sera mon tour! J’attend sa visite de pied ferme, c’est vraiment un bon copain que je me suis fait là. On s’est d’ailleurs donnée rendez vous le lendemain, au même endroit!

Pour clôturer la soirée, petite photo de groupe en prenant la pose Shiisa, animal emblème de l’île que l’on retrouve sur les toits des maisons! « GROAR »

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19

juin

2010

Sur la route de Okinawa…

By Loris. Posted in Okinawa, rencontres, voyage | 1 Comment »

Comme je vous le disais hier, j’ai quitté le Japon « continental » pour les îles du sud et en particulier la principale Okinawa et sa capitale Naha (Okinawa City n’est pas la capitale, étrange).

N’hésitez pas à consulter la carte de mon voyage que je viens de mettre à jour! je dois avouer que je suis moi même impressionné du lieu ou je me trouve: plus proche de Taiwan que de Tokyo.

Je ne l’ai pas précisé dans mon dernier message, mais c’est bien en bateau que j’ai fait le trajet. En effet, l’avion a le gros désavantage d’être bien plus cher. Et comme j’ai beaucoup de temps devant moi, je me suis dit que le bateau serait une expérience intéressante: je ne me suis pas trompé!

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Le trajet annoncé est de 25h avec divers arrêts dans les îles sur le chemin de Naha qui est le terminus. Avec mon billet de 2ème classe, j’ai le droit à un espace de tatami dans une grande pièce commune.

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J’ai été surpris du confort relatif de mon espace. Quand je suis allé sur Iki, j’ai eu le droit de prendre place dans une grande pièce et d’y trouver mon espace personnel moi-même. Je ne m’attendais donc pas à trouver un matelas et une couverture. A noter aussi que la chambre pour une vingtaine de personnes n’était occupée que par 4 ou 5 personnes. J’avais donc un espace réellement personnel.

Avant de monter dans le bateau, je me suis donné comme mot d’ordre d’être spécialement gentil et de saluer tout le monde. Après tout, quitte à passer 25h collé à un inconnu, autant avoir un premier bon contact… Ça a payé moins d’une heure après le départ puisque l’un de mes voisins de chambre vient me chercher et me propose de venir boire une verre avec lui et d’autres voyageurs.

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Très peu d’anglais et des accents pas forcément évidents pour moi, mais une excellente soirée en bonne compagnie. Dégustation de divers snacks japonais, de bière et… de chocolat suisse! Toujours un grand succès.

Après une nuit agitée, au sens propre du terme. Bercé par les vagues, j’ai passé une excellente nuit. La seule chose qui m’inquiétait vraiment c’est que ma lourde valise tombe de son logement et s’éclate au sol! Une petite pensée pour ma maman qui a le mal de mer au simple son du mot « bateau »!

Grasse matinée le lendemain puisque le bateau est encore en mer jusqu’à ce soir! Le reste de la journée aura été occupé essentiellement à bouquiner, regarder des séries, grignoter, jouer à la DS et bien entendu discuter un peu avec l’un de mes nouveaux amis avec qui j’ai bien sympathisé. Un motard qui vient de la région de Tokyo et qui va passer quelques jours sur les routes du Sud avec sa moto.

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Le bateau fait de haltes dans des endroits splendides et piquer une tête dans cette eau d’un bleu magnifique me fait vraiment envie…

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Le bateau a un peu de retard et je n’arrive à Naha qu’à 20h30. Heureusement, sachant que j’allais arriver en fin de journée, j’ai pris soin de réserver mon hôtel à l’avance. Avant de quitter le bateau, je papote encore avec mon nouveau copain Uti-san et nous décidons de nous revoir le lendemain pour aller manger un morceau ensemble.

Une fois le pied à terre, il ne reste plus qu’à trouver mon hôtel. C’est sans compter la gentillesse d’un homme qui fait de la publicité pour son propre hôtel à la sortie du bateau. Comme le mien semble sur le chemin du sien, il propose de me déposer en voiture. Simplement adorable alors que je passe la nuit chez la concurrence!

Arrivé tard, je n’ai donc pas tellement pu découvrir la ville. Mais l’ambiance à bien l’air du Sud tout en restant Japonaise. C’est comme si le Japon avait fusionné avec le Brésil, très étrange comme sentiment. Il fait une chaleur tropicale et l’air conditionné de ma petite chambre n’est vraiment pas de trop.

Demain je visite la ville de Naha et mange avec Uti-san dans la soirée. Et le jour suivant j’aimerais beaucoup sortir un peu de la ville et voir des coins un peu plus sauvages de cette île qui semble splendide et pleine d’histoire…

Ne vous en faîtes pas, vous serez tenu au courant! ;-)

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6

juin

2010

Nagasaki

By Loris. Posted in jardins, Kyushu, musée, rencontres, visites | 4 Comments »

À l’extrême Ouest de Kyushu (et donc du Japon) se troue la charmante ville de Nagasaki qui fut mon excursion du jour. J’ai eu la chance d’y aller en la présence de deux guides « débutantes » qui nous ont proposé, à Marion et à moi, de leur servir de cobaye pour un tour accompagné! Comment refuser?!

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La visite a commencé par un tour au Clover Garden, ancienne propriété d’un homme d’affaire Ecossais immigré au Japon et ayant été une figure de la restauration Meiji (alentours de 1867).

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C’est donc une promenade qui se fait dans une atmosphère très occidentale. Mais le jardin est splendide et on se plait à flâner entre les maisons de style colonial.

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Juste en dessous du Clover Garden se trouve une église catholique du Oura, déclarée monument national. Il faut savoir que Nagasaki est la ville au Japon qui rassemble la plus grande proportion de catholiques: 20% de la population (contre 1% en moyenne dans le reste du pays). Pour des européens, pas grand chose d’intéressant si ce n’est l’histoire du lieu. Le christianisme ayant été interdit par le gouvernement, vous vous doutez que la première ville chrétienne du pays a du en voir de toutes les couleurs.

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Pour le repas de midi, on s’arrête à Chinatown pour déguster l’une des spécialités locales puisque la Chinatown de Nagasaki est relativement importante.

Après le repas, on se dirige sous un soleil de plomb vers le Nord de la ville: l’épicentre de la bombe atomique qui a ravagé la ville le 9 août 1945, trois jour après le bombardement de Hiroshima. Nous visitons le musée de la paix.

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Comme a Hiroshima, le musée est très instructif et très démoralisant. Il est peut être un peu moins déprimant que celui de Hiroshima mais il est aussi plus court. Peut être plus « ludique », difficile de juger sur un sujet aussi sensible. En tout cas ce n’est pas une visite de perdue.

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On y trouve des informations sur le bombardement même de la ville et bien entendu sur les conséquences… Des objets et des photos d’époque ainsi que de nombreux témoignages. La bombe qui a explosé au dessus de Nagasaki était plus puissante que celle de Hiroshima, mais la géographie montagneuse de Nagasaki a « minimisé » les dégâts.

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Une fois le musée visité, nous nous dirigeons vers l’épicentre du bombardement dominé par une colonne de pierre noire.

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Sur le côté de la dalle est indiqué le nombre de victimes de la bombe. La moitié des victimes sont mortes instantanément, les autres sont décédées des suites de brûlures ou de maladies liées à la radioactivité… A savoir que ce nombre est mis à jour chaque année. L’an dernier encore 300 personnes sont décédées de maladies causées par le bombardement atomique de 1945.

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Un peu plus loin se trouve le parc de la paix. A son extrémité se trouve une gigantesque statue de bronze symbolisant la paix et l’abolition de l’armement nucléaire.

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On y dépose aussi une grue de papier, toujours symbole de la paix.

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Nous les avions fabriquées dans le train en venant. Une petite séance très sympathique d’origami qui fait passer le temps pour les 2 heures de train! Bien sûr nous n’en avions qu’une seule par personne, nous les avons ajoutées aux milliers déjà présentes.

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Le parc est très beau et très paisible. Avec le temps qu’il faisait, il s’en est fallu de peu pour que je me jette dans l’une des fontaines!

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Et il est déjà temps pour nous de reprendre le chemin de la maison. Sans oublier bien entendu d’acheter un Castilla, cake introduit par les Portugais et désormais spécialité de la ville.

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Merci à Nakamura-san et Ogawa-san de nous avoir accompagné et guidés tout au long de cette visite! Mais ne les dérangeons pas, elles semblent concentrées à fabriquer des grues…

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3

mai

2010

Iki, l’île qui monte…

By Loris. Posted in rencontres, visites | 5 Comments »

Je n’aurais passé finalement que deux jours sur Iki. Faute à une mauvaise préparation et quelques erreurs de jugement de ma part, je suis rentré un jour plus tôt que prévu. C’était néanmoins une très belle visite, l’île est magnifique et j’y ai fait de très belles rencontres.

Le trajet en bateau depuis le port de Hakata dure environ 2h30 en ferry et les billets les moins cher donnent l’accès à de grandes salles couvertes de tatami. A chacun de trouver sa place comme il peut et comme il veut pour s’occuper pendant le trajet. Heureusement pour moi, le bateau n’était pas trop plein, j’avais largement la place de m’allonger.

Arrivé sur l’île, je file direct au petit comptoir de l’office du tourisme pour demander ou je peux trouver un vélo de location. La personne fait bien plus que me renseigner: elle m’emmène en voiture directement jusqu’à un petit magasin de vélos et motos de l’autre côté de l’île. Elle appelle même une de ses amies parlant anglais couramment afin d’être certain que tout soit Ok. Suite à ça, elles m’invitent à aller acheter quelques provisions pour le soir dans le supermarché du coin puisque je campe dans un endroit ou il n’y a pas de magasins. Et là à nouveau, plutôt que de simplement m’indiquer la route, je les suis en vélo jusqu’au camp. Miho-san, qui parle anglais, me propose d’échanger les numéros au cas ou j’aurais besoin de quelque chose. Ça s’avèrera très utile le lendemain.

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Suite à cela, je monte mon petit camp. J’avais beau le savoir, la tente Décathlon qui se monte en deux secondes est un bonheur. Un peu étroite pour mon sac et moi, mais j’y ai passé une bonne nuit, bien au chaud dans mon sac de couchage à 1000¥ (CHF 11.40) acheté le jour même. J’étais par contre le seul sur le terrain de campement ou je me trouvais… Un peu étrange, mais aus moins je n’ai pas été dérangé par les voisins!

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Au petit matin, je me fais un correct petit déjeuner, replie ma tente en 2 minutes (un peu effrayant au début, on se demande comment faire rentrer tout ça dans ce petit sac, mais sans souci au final) et grimpe sur mon vélo. Du haut de ses 6 vitesses, il est peut être parfait pour la ballade en ville, mais certainement pas pour une randonnée. Et je ne m’attendais pas non plus à ce que l’île soit aussi vallonnée, d’où le titre de mon article: j’ai eu l’impression de ne faire que de monter…

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Mais les paysages sont malgré tout splendides. Des rizières, des collines, des paysans, des sanctuaires cachés sous les arbres… un vrai Japon authentique comme il est difficile de trouver en restant sur les grands axes. On se croirait dans Totoro…

J’arrive tant bien que mal après d’interminables côtes ou les gens se retournent sur mon passage à l’endroit que je voulais voir: le rocher du singe.

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Un rocher naturellement taillé en forme de « singe faisant pipi dans l’océan ». Tels sont les mots de la pancarte!

Là aussi je fais de belles rencontres. Une famille qui habite sur l’île me propose même de me prêter leur moto pour remplacer mon vélo tandis que les enfants m’offrent tous des bonbons en me posant plein de questions. Les gens de l’île sont les plus gentils que j’aie rencontrés jusqu’à maintenant. La moto sera pour une prochaine fois, il faut quand même que je puisse rapporter mon vélo là ou je l’ai loué.

Mais après une heure de pause pour prendre mon repas, et je vais parler très franchement, mon derrière m’a tout de suite fait comprendre qu’il n’était plus copain avec la selle du vélo. Le (trop) gros sac à dos n’ayant pas tellement aidé à en faire des amis de longue date… J’ai compris que je n’allais pas pouvoir faire du vélo pendant 3 jours et je me suis même rendu compte que le simple fait de revenir à mon point de départ allait être un problème…

J’ai donc décidé un peu plus loin de rebrousser chemin et de rendre mon vélo. Comme l’idée de revenir à l’endroit ou j’étais ce matin était un peu frustrante, j’ai décidé de rentrer à Fukuoka le soir même plutôt que de passer la nuit sur l’île. Miho-san que j’ai rencontré la veille est très gentiment venu me chercher en voiture à l’endroit ou j’étais pour rapporter le vélo là ou je l’avais loué. Elle m’a ensuite fait faire une petite promenade sur l’ile en voiture avant de me déposer au port.

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C’était donc un séjour à demi-râté. J’y ai passé un très bon moment gâché par une mauvaise préparation et mauvais jugements. Mais j’aimerais beaucoup y retourner, cette fois avec un sac à dos adapté et en louant une moto plutôt qu’un vélo. C’était une expérience à faire je suppose… Mais c’était quand m’eme deux jours splendides dont je me souviendrai!

En tout cas si vous avec un peu de temps dans le coin, je vous recommande vivement le détour, vous vous retrouverez quelques instants dans un monde différent du reste du Japon.

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Ne soyez pas effrayé par ce mot étrange, il veut simplement dire téléphone portable.

En effet, au Japon c’est un objet qui fait partie de la culture populaire depuis de nombreuses années et qui y est ancré d’une manière encore plus forte que chez nous.

On dit souvent que ne pas avoir de numéro de téléphone au Japon c’est ne pas exister. Ça n’est pas complètement juste: ne pas avoir de téléphone ni d’adresse e-mail serait plus correct.

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Contrairement à chez nous ou, avant l’iPhone et premiers smartphones grand public, Internet sur un téléphone portable était une chose un peu obscure, ici au Japon c’est courant et depuis des années.

Les japonais n’envoient pas de SMS mais des mails, ceci depuis des bien longtemps, bien avant que les mots 3G et smartphone fassent partie du langage courant. Chaque personne reçoit donc avec son numéro de téléphone une adresse e-mail et c’est un moyen de communication majeur. Il n’y a qu’a regarder la proportion de gens qui pianotent sur leur mobile dans les transports publics pour s’en rendre compte.

On peut tout faire avec son téléphone, inclus payer des achats, regarder la TV et prendre les transports en commun (une puce dans la téléphone contient votre abonnement). Si ce n’est l’interface et les applications, les portables japonais n’ont absolument rien à envier à l’iPhone. On ne voit d’ailleurs pas beaucoup de téléphone pommé par rapport à l’Europe ou les États Unis. En revanche le choix de mobiles en vente dans les magasins est tout bonnement hallucinant. Il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs.

Il est donc difficile de garder un contact avec les gens que l’on rencontre si l’on a pas un numéro et un mail (j’entend un mail de téléphone, les japonais le différencient bien du mail ordinateur). Sans compter le prix des appels avec mon téléphone suisse et le fait que certains numéros soient inaccessibles depuis un portable étranger.

C’est pourquoi je me suis offert hier un joli petit portable très japonais avec une carte prépayée chez l’opérateur SoftBank (oui, j’ai déjà personnalisé le fond d’écran, que voulez-vous… ;) ).

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C’est vraiment abordable et ça va me simplifier la vie sur place avec les copains de l’école mais surtout avec les amis japonais que je commence à me faire ici à Fukuoka. Si vous êtes là pour une durée plus courte que moi, que vous avez besoin d’un téléphone absolument et que vous voulez faire encore plus simple, il est possible de louer un téléphone dans les aéroports.

Je sus donc paré pour la vie japonaise mobile, même si passer de l’écran tactile de l’iPhone à un bon vieux clavier est une sensation étrange…

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est assez facile de communiquer avec les gens au Japon. Bien sûr l’anglais est souvent nécessaire et quelques notions de japonais sont bienvenues, mais les japonais ont le contact facile.
Je n’ai en revanche encore trouvé personne qui parle français.

Cet article ne tient pas compte bien entendu de l’école ou non seulement je peux parler anglais avec les profs mais aussi ou j’ai fait des progrès en japonais.

Sauf si vous êtes typé asiatique il vous sera impossible de vous fondre dans la masse, c’est un fait. A Tokyo, j’ai croisé un roux de 2m dans le métro, dur de le rater…
Quoi que vous fassiez, vous serez toujours le Gaijin, l’étranger. Et l’avantage d’être reconnaissable immédiatement c’est que les gens sont du coup très tolérants envers les petites « fautes culturelles » que vous pourriez commettre. Les gens sont patients si vous ne comprendrez pas et on viendra facilement vous aider pour trouve votre route ou acheter un ticket dans une machine uniquement en japonais.

Avec les japonais, l’étranger c’est soit de l’exotisme, soit de la peur au premier abord. Donc soit ils vont vous aider parce qu’ils aiment le contact avec l’être différent que vous êtes, soit ils vont se méfier de vous. A vous de leur montrer que vous faites des efforts, restez poli et ils s’ouvriront à vous très vite.
En revanche, dites que vous êtes suisse (suissu-jin) et c’est les portes du paradis qui s’ouvrent à vous! Les japonais adorent la suisse et rêvent bien souvent d’y aller. En tant que suisse, on fascine encore plus qu’un blanc « normal »… Et contrairement à bien des endroits, on ne va pas doubler vos prix parce que puisque vous êtes suisses, vous êtes forcément « banquier et riche ».

Je me fais des copines...

Mais, il faut le reconnaitre, le gaijin est aussi une attraction. Suivant l’endroit dans lequel on pénètre (un petit resto ou un bain public par exemple) on vous regardera d’un drôle d’œil. Au pire on vous fera gentiment comprendre que vous aurez le droit à un traitement « spécial » (dans le bon sens du terme: on vous traitera comme un enfant) ou alors parfois suivant le lieu on vous demandera de sortir, mais ça ne m’est jamais arrivé.

Généralement on attise plus de la curiosité que du racisme. Mais bien entendu: respectez les autres, montrez que fous faites des efforts et on vous pardonnera le reste!

Le fait d’être une attraction amène facilement à la conversation. Surtout quand on est seul, il ne faut pas attendre bien longtemps avant qu’on commence à bavarder avec le voisin de table ou de bar (seul, on mange souvent au bar). Dans les transports publics les gens rentrent plus dans une bulle et c’est donc plus difficile, mais si vous souriez, on vous le rendra bien et si vous avez un peu de chance, ça lancera la conversation… En revanche les gens n’aiment pas trop qu’on vienne s’assoir à côté d’eux dans le train, c’est valable que l’on soit étranger ou pas. J’ai même vu des gens s’asseoir sur le siège côté couloir laissant le siège côté fenêtre libre afin d’être sur que personne ne viendra les déranger…

Les femmes ont aussi plus de réticences avec les hommes dans les trains. Le Japon est un pays sûr, mais les pervers, photographes voyeurs, hommes aux mains baladeuses ou autres papy-frotteurs sont choses courantes.

A noter que les occidentaux transpirent plus facilement que les japonais qui ne sont donc pas bien habitués aux odeurs corporelles que l’on pourrait dégager. On risque donc de « puer » pour eux alors que chez nous personne ne s’en rendrait compte. Pour notre défense, quand on voyage, on n’a pas forcément le luxe de changer d’habits. Mais c’est vrai que contrairement à chez nous ou c’est chose courante, je n’ai jamais été dérangé par les odeurs dans les transports publics. Donc prenez-soin de votre hygiène, d’autant que les bains japonais sont un bonheur!

Yamanote line, sunday night...

Si vous êtes perdus, que vous cherchez votre direction, souvent les gens viendront vous proposer leur aide spontanément. Et cela même si ils ne parlent pas un mot d’anglais. Mieux que ça, si bous demandez à quelqu’un une direction, il mettra tout en œuvre pour vous aider, même si il doit lui même aller se renseigner vers d’autres personnes. Contre-coup de ce côté généreux, certaines personnes préfèreront vous envoyer au mauvais endroit plutôt que de vous envoyer nulle part. Donc si vous avez l’impression que la personne ne sait pas trop, n’hésitez pas à confirmer avec quelqu’un d’autre plus loin.

Des petites offices de police appelés Koban (aussi nommées Police-box) sont disséminées un peu partout et si vous êtes perdus ils ont toujours des plans et des annuaires pour trouver votre destination. Cependant, la sympathie n’étouffe pas vraiment les policiers nippons, souvent il est plus agréable de demander directement à un passant ou un commerçant. Mais ils ont l’avantage d’être bien équipés pour vous aider et on en trouve vraiment partout.

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Le must du must restent les offices du tourisme. Quasiment systématiquement présentes dans les gares de taille respectable (au pire la billetterie du train pourra vous renseigner) on y trouve toujours quelqu’un parlant correctement l’anglais. Les gens ici sont très serviables et il est même possible d’effectuer des réservations de chambres depuis ici. Ils sont un peu plus retissent à réserver dans une autre ville que celle à laquelle ils sont rattachés mais le feront quand même.

On trouve toujours dans ces offices des prospectus et plans de la région, très souvent en anglais et même parfois en français (torchés à coup de Google Translator, mais c’est folk!). Ce sont donc de très bons compléments à vos guides personnels de voyage (pour ma part l’excellent Lonely Planet et le Routard). Lisez mon article sur les guides de voyage si vous voulez en savoir plus!

En résumé, le Japon est un endroit ou il est facile et agréable de voyager. Vous ne vous ferez jamais arnaquer sur un prix. C’est un pays sûr et civilisé, peu de chance de tomber dans un endroit louche (gardez l’œil ouvert dans dans le Kabuki-cho de Shinjuku tout de même).

Pour les femmes, vous ne risquez pas grand chose à part justement quelques mains baladeuses dans le métro, mais il vous suffira de crier « chikan » pour le signaler, le personnel est habitué à ce genre de cas. Après c’est comme toujours: un peu de bon sens évite 95% des problèmes potentiels. Mais en tant qu’homme voyageant seul c’est difficile de se faire un point de vue… Mais rassurez-vous c’est pas au Japon qu’on va essayer de vous troquer contre des chameaux!!

Et pour finir, la langue n’est pas une si grosse barrière et on trouve toujours un moyen de communiquer, même avec des dessins et des gestes… Par respect pour les gens, apprenez quand même à dire des mots basiques (bonjour, au revoir, merci, s’il vous plait, etc…), c’est la moindre des choses!

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